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Les menhirs de Kergadiou se trouvent sur la commune de Plourin. Ils datent de 3000 avant J.-C. L'un d'eux est couché. Haut de 8,75 mètres, le menhir dressé est le deuxième plus grand de Bretagne après celui de Kerloas.
La légende raconte que le menhir orné fut volé en Irlande par une vieille sorcière qui, furieuse, lança un second menhir sur le premier. Le jet manqua sa cible et le menhir tomba au sol.
« Une dame de Grande-Bretagne, ayant émigré en Armorique, rapporta dans son tablier de soie la magnifique pierre qui se dresse aujourd'hui sur les hauteurs de Kergadiou. Elle l'avait volée à une vieille sorcière qui, bien entendu, était furieuse de ce larcin. »

Une légende explique ce lieu insolite.
La légende, recueillie par M. Taburet en 1925 et rapportée par Louis Le Guennec dans « Le Finistère monumental » : « Une dame (une fée ?) de Grande-Bretagne, ayant émigré en Armorique, rapporta dans son tablier de soie la magnifique pierre qui se dresse aujourd'hui sur les hauteurs de Kergadiou. Elle l'avait volée à une vieille sorcière qui, naturellement, était furieuse de ce larcin.
À travers toute l'Armorique, elle criait : « Ah ! Ton vol ne te rapportera rien ! Je vais briser cette pierre, je vais la pulvériser ! » Dans sa rage, elle s'empara d'un autre bloc immense qui lui tombait sous la main et, d'un seul effort, le lança dans le ciel en direction de Kergadiou. Manquant sa cible de quelques dizaines de mètres, son projectile se serait planté dans le sol, comme on peut encore le voir aujourd'hui. »

Ces deux mégalithes ont été taillés dans le même granit porphyrique à inclusions de feldspath rose, provenant des affleurements de l'estuaire de l'Aber Ildut. On retrouve le même type de roche qu'à Kerloas (Plouarzel), Kerhouezel (Porspoder) et Saint-Gonvarc'h (Landunvez), avec la même finition et des dimensions similaires, ce qui suggère une contemporanéité.
Ce granit, facile à travailler au bouchardage, a résisté à l'épreuve du temps, ne présentant ni fissures ni défauts. Son poids est impressionnant : ces blocs sont estimés entre 40 et 60 tonnes.
Le menhir couché forme un angle de 18° avec le sol.
Sa face inférieure est restée brute, et certains archéologues interprètent cette observation comme un indice d'abandon lors du bouchardage, et donc d'une absence d'érection.


Autres hypothèses :
Des chrétiens, désireux d’évangéliser la région et d’effacer les traces des anciennes croyances, auraient réussi à faire tomber le menhir.
Des chasseurs de trésors, en creusant, l’auraient peut-être fragilisé au point de le faire s’écrouler.
Certains l’ont considéré comme un instrument de torture : les victimes étaient jetées du haut du menhir sur des pieux et des épées plantées dans le sol…
Un trésor de l’âge du bronze moyen et un bracelet de l’âge du fer ont été découverts sur le site.
On y trouve des traces évidentes d’un chantier mégalithique (fosses, poteaux, outils).
Durant l’occupation, les Allemands ont installé une plateforme à son sommet, qu’ils utilisaient comme poste d’observation pour surveiller la côte.

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📍 Bretagne, France

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