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La fontaine dévotionnelle Saint-Cado, située sur l'île éponyme à Belz, dans le Morbihan, est un lieu empreint de spiritualité et de légendes. Construite au XVIIIe siècle, elle est régulièrement submergée par la marée haute, symbolisant l'union entre les eaux douces de la source et les eaux salées de la mer. Surmontée d'une croix celtique, elle est dédiée à saint Cado, moine gallois du VIe siècle réputé pour ses miracles et sa dévotion.

Fils d'un prince de Glamorgan au Pays de Galles (Grande-Bretagne), et plus tard fondateur et abbé du grand monastère de Llancarvan, saint Cado arriva en Armorique entre le Ve et le VIIe siècle (la période exacte est incertaine), comme tant d'autres moines de sa région natale, chassés par l'invasion saxonne et qui y avaient trouvé refuge. Il s'installa sur l'île de l'Etel qui porte son nom, y construisit un oratoire, fonda un monastère et se consacra à l'évangélisation de la région. Son influence fut considérable.
On lui attribue la construction de la chaussée de cent mètres reliant l'île au continent. Cette construction donna naissance à la légende populaire suivante : faute d'argent pour la construire, mais désirant un pont, saint Cado reçut un jour la visite du diable. Ce dernier lui proposa un marché : il lui construirait un pont à condition qu'il reçoive en récompense le premier être vivant qui le traverserait. Cado accepta. En une nuit, le diable, aidé de sa mère, construisit le pont. Le matin, Cado lâcha un chat sur le pont et le poursuivit, le forçant à traverser d'une rive à l'autre. Furieux, le bâtisseur voulut détruire son œuvre. Mais saint Cado avait eu le temps de bénir le pont et engagea un combat contre Satan dont les traces sont encore visibles sur les rochers voisins, sur lesquels fut érigé le Calvaire de Pen-er-Pont. « Arrête ! » cria le diable à sa mère, qui portait une dernière charge de pierres dans son tablier. Elle les laissa tomber dans le courant, formant ainsi des îlots qui le divisent en deux bras au passage étroit du Pont-Lorois. Le monastère de Saint-Cado acquit une certaine importance. Un jour, l'île fut envahie par des pirates, qui la dévastèrent et chassèrent saint Cado. Il retourna dans sa patrie, où il se distingua par ses œuvres de charité et fut plus tard consacré évêque, avant de mourir martyr. La communauté fut rétablie au XIe siècle après les raids normands. Après une période de déclin, elle fut unie à l'abbaye de Quimperlé, avant de disparaître complètement. Aujourd'hui, il ne reste que la chapelle et une maison voisine, propriété de la paroisse et occupée par un vicaire qui y exerça son ministère jusqu'à la Révolution française. Saint Cado est vénéré en Bretagne, et de nombreux villages, chapelles et fontaines, comme celle de Ploemel, portent son nom.
En contrebas de la chapelle, accessible par le chemin de pierre aménagé en 2004, se trouve la fontaine dédiée à saint Cado. Cet édifice date du début du XVIIIe siècle, mais a été restauré dans la seconde moitié du XXe siècle. Le petit reliquaire est surmonté d'une croix celtique sculptée représentant une crucifixion, installée en 1990. Le reliquaire est partiellement enterré, et le bassin est recouvert d'une voûte en berceau. Une inscription, aujourd'hui illisible, datant du XVIIe siècle, est visible sur la façade. Dans le mur du fond, une niche, soutenue par un simple support, abritait autrefois une statue aujourd'hui disparue. À marée haute, la fontaine est inondée d'eau de mer, qui se mélange à l'eau douce de la source.


Saint Cado est vénéré pour avoir chassé les serpents de l'île et pour avoir fondé un monastère dédié à la prière et à l'évangélisation. Selon la tradition, il aurait également construit un pont de pierre reliant l'île au continent. La fontaine est associée à la guérison, notamment de la surdité, et constitue un lieu de pèlerinage pour ceux qui recherchent une guérison spirituelle et physique.
Bien que les recherches archéologiques n'aient pas établi de lien direct entre la fontaine Saint Cado et un réseau énergétique planétaire, le site présente des caractéristiques suggérant une vocation symbolique et spirituelle. L'emplacement de la fontaine, son alignement avec d'autres sites sacrés de la région et les légendes associées à Saint Cado suggèrent que ce lieu pourrait avoir été choisi pour ses qualités énergétiques particulières, servant de point de convergence entre le terrestre et le céleste.


En conclusion, la fontaine dévotionnelle Saint Cado est un lieu sacré où histoire, spiritualité et énergie se mêlent. Elle témoigne de la richesse du patrimoine breton et de la quête humaine de compréhension et d'harmonisation des forces naturelles et spirituelles.
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📍 Bretagne, France

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